Console Super Nintendo

Nom : Super Nintendo

Constructeur : Nintendo

Date de sortie : Novembre 1990 au Japon

Super console

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À sa sortie en Europe en 1992, la console Super Nintendo Entertainment époustoufla les joueurs avec ses graphismes et sa jouabilité qui propulsaient le monde des jeux vidéo dans une ère spectaculairement nouvelle. La Super Nintendo offre un vrai son stéréo, des décors déroulants multiples, et une mémoire intégrée deux fois plus grande que sur son aînée NES – ainsi que des cartouches de taille géante qui permettent au système de recréer d’immenses mondes qu’il faut des semaines pour explorer.

Puissance graphique

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Le DSP (Digital Signal Processor) intégré de Super Nintendo réalise des calculs compliqués sur les images du jeu en un clin d’oeil. Le responsable est le ‘Mode 7’, cette capacité à prendre des formes 2D volumineuses et à les transformer en trois dimensions – ce qui permet à des jeux comme Super Mario Kart d’offrir des pistes en pseudo 3D. Dans l’incroyablement rapide F-Zero, cette opération est effectuée à une vitesse qui a fait trembler les plus courageux des joueurs.

Catalogue de jeux

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Les plus célèbres personnages d’arcade de Nintendo et de NES reviennent comme un ouragan sur Super Nintendo. Super Mario World, The Legend of Zelda: A Link to the Past, Donkey Kong Country, Super Metroid, Super Mario Kart … tous sont aujourd’hui considérés comme quelques-unes des plus grandes réussites du monde du jeu dans leurs domaines respectifs. Les éditeurs tiers ont aidé à amener le catalogue total de la Super Nintendo à plus de 500 jeux.

Manette

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À partir du concept initial de la manette NES, les magiciens de Nintendo ont défini la norme des manettes de jeu vidéo à venir avec la parfaite manette Super Nintendo. La réponse confortable des pads directionnels, avec deux boutons supplémentaires et l’apparition des deux gâchettes de façade – une première dans le jeu vidéo – a véritablement multiplié par deux le contrôle exercé par le joueur.

Super FX

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Les cartouches sont équipées de la puce Super FX – comme l’éblouissant titre de lancement Star Wing – qui apporte de véritables polygones éclatant sur votre écran TV à vous en décrocher les machoires. Les jeux comme Yoshi’s Island utilisaient la génération suivante de la puce Super FX 2 pour lisser et adoucir les formes pour le plus pur plaisir des yeux.

En 1990, alors que la Megadrive de Sega a déjà connu un bon succès et est bien implantée dans les foyers comme la NES, la nouvelle console de Nintendo, la Super Famicom (nom japonais), sort au Japon et ne connaît à ses débuts qu’un succès « normal ». Les deux consoles 16 bits sont donc en forte concurrence, même si du point de vue technique la Super Nintendo est un poil au dessus de sa rivale avec notamment le mode7 utilisé dès sa sortie dans le jeu F-Zero, et la possibilité d’intégrer des processeurs à l’intérieur même des cartouches de jeux. En toute logique, ce sont donc les jeux qui vont départager les deux machines.

Ce n’est que deux ans après la sortie japonaise de la Super Nintendo que des hits comme The Legend Of Zelda: A Link to the Past, Street Fighter II: The World Warrior ou Super Mario Kart font décoller les ventes de la console et la font dépasser la Megadrive. En 1993 sort Starwing, le premier jeu en 3D sur console, qui exploite une puce intégrée à la cartouche, le Super FX. Même si ses ventes n’ont pas été colossales, il ouvre la voie à tout ce qu’on connaît aujourd’hui en matière de simulation 3D. Le parc de consoles installé est une aubaine pour les prochains jeux qui voient le jour, et de nombreux développeurs en profitent pour apporter leur pierre à l’édifice Super Nintendo. Ainsi cette console voit sa ludothèque s’agrandir avec des jeux de tous les genres, pour tous les goûts. Parmi les jeux à succès on peut citer Donkey Kong Country (et ses deux suites), la série des Street Fighter, Super Mario World 1 et 2, Super Metroïd et bien sur le superbe Zelda3.

Face au MegaCD de la Megadrive, Nintendo projette de sortir lui aussi un lecteur CD pour sa console et confie le projet à Sony avant de finalement le laisser tomber, préférant toujours le support des cartouches au CD. Sony, avec son projet inachevé sur les bras, décide d’en faire sa propre console mais ça c’est une autre histoire 😉

Fiche Technique
Processeur 16 Bits 65816 à 3.58Mhz
Mémoire 128 Ko de RAM Principale
64Ko de RAM vidéo
Graphismes Maximum de couleurs affichées à l’écran: 256 sur 32 678 couleurs disponibles, 64×64 pixels maximale des sprites, 128 sprites maximum par écran
Résolution maximale de l’écran: 512×448 pixels, Scrolling horizontal, vertical, diagonal
Son 8-bit Sony SPC700, 8 canaux sons